• Le patrimoine

    Le patrimoine

    Découvrez le patrimoine de Catllar, les balades et activités,
    ainsi qu'une galerie de photos.

Le village

  • La commune de Catllar est située sur le canton de Prades, sur la rive gauche de la Têt, à l'entrée de la vallée de la Castellane.

    Le village est traversé d'une part par la D 619 qui relie Prades à Sournia et rejoint par la D14 le col de Jau, limite des départements des Pyrénées Orientales et de l’Aude. D'autre part la D24 permet de prendre la direction d’Eus.

    La proche situation de la RN 116 permet à la population de rejoindre Perpignan en 40 minutes, d’accéder à la Cerdagne et en Capcir en moins d’une heure.
    La commune a un relief accidenté et sa superficie est de 802 hectares.

    Catllar s'articule autour de quatre entités : le Village et trois lotissements, le Mas Riquer, le Balcon et la route d'Eus.

    Sa population est de 770 habitants (recensement de 2016).

    Catllar est membre de la Communauté de Communes Conflent - Canigó, celle-ci compte pas moins de 47 communes depuis le 1er janvier 2015 ainsi que du Parc Naturel Régional (PNR) et du syndicat mixte du Canigó Grand Site.

  • Le territoire de Catllar était habité dès le néolithique, comme le prouvent les sépultures de Calahons. A partir d’un texte datant de 968, Jean ABELLANET découvre à la limite de Catllar, Molitg et Eus deux dolmens, dont un ruiné, et une petite sépulture en coffre enterré renfermant cinq flèches en silex, des perles en pierre et un petit récipient en forme de louche. Ce matériel témoigne des liens qui unissaient la civilisation des « sepulcros de fosa » implantée sur le versant nord des Pyrénées et la civilisation Chasséenne  du Midi de la France. Un autre dolmen ruiné a été découvert par Yves BLAIZE sur la Serra Midjana, près d’une roche à cupules.

    Le village de Catllar apparaît pour la première fois dans l’histoire sous le nom de Castellanum. C’était donc à l’origine un domaine (une villa) appartenant à un certain Castellan ou Castella. (L’orthographe actuelle du village, avec le « r » final, est donc erronée ; elle ne pourrait éventuellement dériver que de l’appellation « Castellare » que l’on ne trouve cependant pas dans les formes anciennes.)

    En 948, un certain Bernat fait donation à l’abbaye de Cuixà de l’église St André avec sa « cella » - probablement l’église de Riquer et sa « curte ».
    En 951, Sunyer, abbé de Lagrasse, échange avec le comte Seniofred de Conflent la « villa » de Catllà contre l’alleu de LLotes et Masuga (situé près d’Ille-sur-Têt). La même année, Seniofred fait donation de la « villa » de Catllà à l’abbaye de Cuixà.

    En 968, un privilège du pape Jean XIII en faveur de Cuixà confirme les droits de l’abbaye sur la « villa » de Catllà et son territoire avec ses deux églises, St André et Ste Marie.

    Les abbés de Cuixà resteront seigneurs de Cuixà jusqu’à la Révolution Française, mais Riquer et Calahons – dont l’église est citée pour la première fois en 1225 – dépendaient de prieurs nommés parmi les dignitaires de l’abbaye. Ils possédaient des maisons et des biens sur le territoire du village et en percevaient les revenus. L’abbé est représenté par un batlle choisi parmi les plus riches habitants du village. Il est chargé de percevoir le montant des divers droits seigneuriaux et de régler les affaires de basse justice ; il est secondé par un sous-batlle. Les habitants tirent au sort chaque année deux ou trois consuls ; aidés par un Conseil Général et par un Conseil Ordinaire, ils gèrent les finances de la communauté et défendent ses intérêts.

    En janvier 1580, Thomas de Banyuls, seigneur de Nyer, assiège le village où se sont réfugiés deux de ses ennemis : Don Garan et Don Juan de Llupià. Ils sont délivrés par les consuls de Perpignan. Un violent combat se déroule entre Prades et Catllar, qui fait une centaine de morts et de nombreux blessés parmi les assaillants.

    La population du village s’accroît peu à peu à partir du XVIème siècle et les habitations jusqu’alors regroupées autour de la « cellera » médiévale s’étendent le long de l’actuel « carrer de dalt ». Catllar est un village frontière jusqu’au Traité des Pyrénées en 1659 qui rattache le Conflent à la France et possédait des fortifications ; elles sont mentionnées en 1268 et en 1399. En 1661 ces fortifications sont abattues en partie pour construire la nouvelle église perpendiculairement à l’église romane des XIème er XIIème siècles.

    En juillet 1793, les troupes du roi d’Espagne occupent le village et rétablissent pour un temps les fonctions de batlles et de consuls supprimées par la Révolution Française. Après la défaite des Espagnols, Riquer et Calahons sont vendus comme Biens Nationaux.

    Pendant des siècles, l’agriculture et l’élevage ont été les seules ressources du village, les cultures étant rendues possibles grâce à des canaux d’irrigation dont certains remontent au Moyen-Âge (rec de dalt, rec de baix, rec de canoha).

    A partir du XVIIIème siècle et surtout durant le XIXème siècle, la vigne progresse. De nombreuses parcelles sont mises en culture sur les collines qui entourent le village et vers Calahons. C’est à cette époque que sont construites la plupart des murettes en pierres sèches qui soutiennent les « feixes » et les cabanes en pierres servant d’abri aux vignerons. La population du village augmente pour atteindre 688 habitants en 1851.

    Depuis 1840, Catllar est relié à Prades par une nouvelle route qui a nécessité la construction d’un pont sur la Castellane. La route de Sournia remplace l’ancien chemin du Languedoc en 1853 ; la route d’Eus ne sera terminée qu’en 1914.

    Le cimetière avait toujours été situé sur la place du village, près de l’église. Plusieurs fontaines se trouvant en contre-bas, c’était là une des causes des nombreuses épidémies de choléra qui ont sévi pendant tout le XIXème siècle en faisant de nombreuses victimes. Sous l’impulsion du Dr Picon, maire de la commune durant 30 ans, le cimetière est déplacé et installé à l’écart des habitations, près de l’ancien  cami de Mosset.

    Une nouvelle école est construite sur la route de Molitg en 1888 : elle est toujours là !(53 élèves à la rentrée 2014)

    Mais à partir de 1848 le phylloxera dévaste le vignoble français L’utilisation de plants américains permettra de lutter contre l’insecte, mais de nombreuses vignes seront abandonnées, à cause de l’exode rural et de l’émigration vers l’Afrique du Nord et même parfois l’Amérique du Sud. Heureusement l’essor de la sériciculture (l’élevage du vers à soie) dans la seconde moitié du XIXème siècle va amener une nouvelle source de subsistance. Rapidement Catllar devient un des plus gros producteurs de cocons du département (5939 kg en 1899) avec 69 éleveurs, mais aussi un modèle pour les autres communes grâce à la qualité de sa production. La Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées Orientales accorde son Grand Diplôme d’Honneur aux sériciculteurs de la commune le 27 décembre 1891…Mais cette activité de complément, menée surtout par les femmes, diminuera petit à petit à partie de 1900 à cause de la concurrence de la soie asiatique…La guerre de 14 / 18 lui portera un coup fatal, et le dernier élevage disparaîtra vers 1930.

    Les Catllanais se tournent alors vers la culture maraîchère et fruitière ; les fraises en particulier font un temps la renommée du village ; mais après la guerre de 39 / 40, l’agriculture décline rapidement, et la population tombe à 344 habitants en 1962.

    Jusqu'à la moitié du XXème siècle, Catllar est un village essentiellement agricole ; vignes, céréales, sériciculture et maraîchage, Aujourd'hui l'activité agricole a quasiment disparu mais l'élevage est encore présent on peut noter l'existence de petits jardins familiaux,

    A partir de 1970, des lotissements et des maisons individuelles vont se construire sur de nombreuses terres cultivables, d’abord au Mas Riquer, puis au Balcon, au dessus de la route de Molitg, et enfin aux Rodones et au Figueral le long de la route d’Eus. La population repart alors à la hausse pour atteindre 744 habitants au dernier recensement de 2011

    Au débouché de la vallée de la Castellane, Catllar, village résidentiel proche de Prades est resté très vivant. Les activités artistiques, intellectuelles et festives y sont nombreuses grâce à une vie associative particulièrement dynamique. Plusieurs commerces sont présents sur la commune : une boulangerie pâtisserie, un restaurant «  l'Olivier », un salon de coiffure, la Ferme du « Jeantine » (éleveur de volailles).

    Le maintien de l'école communale est une priorité de la commune, elle compte à l'heure actuelle trois classes.

    Sur la commune on compte aussi des logements sociaux, par l’Office 66.

    Texte par Yvan MARQUIE

  • Oratoire

    Oratoire

    Oratoire

    Oratoire

    Le lavoir

    Le lavoir

    Cabanes en pierres sèches

    Cabanes en pierres sèches

    Patrimoine de cabanes de pierres sèches, vestiges de constructions en terrasses « feixes ».

    Cadran Solaire

    Cadran Solaire

    Fontaine en pierre

    Fontaine en pierre

St Jacques de Calahons

St Jacques de Calahons

A l’époque préhistorique, déjà des hommes vivaient à Calahons. Trois petits dolmens, les Arcas, témoignent de cette présence. La découverte dans l’un d’eux, par J. Abelanet, de pointes de flèches en silex blond, de deux perles en schiste, d’une callaïs (pierre vert•bleu) ainsi que d’un petit vase en forme de louche avec manche court et large, percé de deux trous, permet de dater cette occupation du lieu entre 3500 et 2500 av. J.C.

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Personnalité Catllanaise

Personnalité Catllanaise

Édouard Mas Chancel 1886-1955) , architecte régionaliste.

Né à Montpellier en 1886, après des études à Paris où il obtient son diplôme d’architecte, il s’installe à Perpignan en 1928 où il construit une quinzaine d’édifices ; mais son activité se déploie aussi en Cerdagne (monument Brousse) et dans le Conflent (Vernet-les-Bains, Prades) et plus particulièrement à Catllar

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L'église Saint-André

L'église Saint-André

C’est l’église paroissiale dont la partie romane a été agrandie au XVIIe s. Elle renferme huit retables baroques classés au titre des Monuments Historiques, de nombreuses statues des XIIIe, XIVe, XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe s., classées pour la plupart, et enfin deux toiles d'Antoine Guerra.

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